ACTE I, TABLEAU I, SCÈNE VI
ROSE
Comment I un ratafia?...
LE PATRON MARC
Oh 1 divin... c'est la mère qui le fait.. . une recette de famille... Je n'ai jamais rien bu de pareil...
ROSE
Tu es donc allé chez eux?
LE PATRON MARC
Pardié! tu penses qu'en pareille occasion, il ne faut se fier à personne qu'à soi-même. (Montrant ses yeux.) Pas de renseignements qui vaillent deux bonnes lunettes de marine comme celles-là!
FRANCET MAMAÏ
Ainsi, tu es content?...
LE PATRON MARC
Vous pouvez vous fier à moi... Le père, la mère, la fille... c'est de l'or en barre, comme leur ratafia...
FRANCET MAMAÏ, à Ballha^ar, d'un air Iricmphanl.
Hein?... tu vois...
LE PATRON MARC
Maintenant, j'espère que vous allez m'expédier cela promptement...
Je crois bien.
LE PATRON MARC
D'abord, moi, je ne bouge pas d'ici que la noce ne soit faite. J'ai mis la Belle-Arsène au radoub pour
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quinze jours; et pendant qu'on accordera les violons, j'irai dire deux mots aux bécassines. Pan! pan I
BALTHAZAR, d'un toi goguenard.
Tu sais, marinier, si tu as besoin de quelqu'un pour porter ta carnassière...
LE PATRON MARC
Merci, merci, père Planète... J'ai amené mon équipage.
ROSE, effrayée.
Ton équipage I... Ah 1 bon Dieu!...
FRÉDÉRI, riant.
Oh! n'ayez pas peur, ma mère... il n'est pas bien nombreux, l'équipage du capitaine; tenez, le voilà...
SCÈn..E VII
Les Mêmes, un vieux Matelot.
// entre avec une espèce de grogiiemenl sourd et salue de droite à gauche ; il sue; il est chargé de fusils, de carnassières, de çravdes hottes de niarnls.
LE PATRON MARC
Tout l'équipage n'est pas là! Nous avons encore le mousse; mais il est resté à Arles pour surveiller le radoubage. Arrive, arrive, matelot ; tu salueras