‹ ThéâtreChapitre 181 sur 235 · LE PATRON · texte numérisé non relu

LE PATRON

Fameux, le muscat de Castelet... Avec le ratafia de la demoiselle, ça va vous faire une jolie cave... (Prenant le bras de Frédéri.) Arrive ici, garçon; nous allons boire à ton amoureuse.

356 l'arlésienne

SCÈlsiE VIII BALTHAZAR, puis le Gardien.

BALTHAZAR, seul.

Pauvre petite Vivettel... La voilà en deuil pour toute sa vie... Aimer sans rien dire et souffrir 1... Ce sera sa planète, à elle, comme à sa grand'mère... (Il allume sa pipe. — Long silence. — Chœur dans la coulisse. — l'n relevant la ièle, il aperçoit le gardien, debout, dans l'encadrement de la grande porte, son fouet court en handoulière, la veste sur l'épaule, un sac de cuir à la ceinture.) Tiens!... qu'est-ce qu'il veut, celui-là?

LE GARDIEN, s' avançant.

C'est bien Castelet, ici, berger?...

BALTHAZAR

Ça m'en a l'air.

LE GARDIEN

Est-ce que le maître est là?...

BALTHAZAR, montrant la ferme .

Entre... ils sont à table.

LE GARDIEN, vivement.

Non I non!... je n'entre pas... appelez-le. BALTHAZAR, le regardant curieusement.

Tiens!... c'est drôle. (Il appelle.) FrancctI... Francct 1...

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