ACTE I, TABLEAU I, SCÈNE IX
LE GARDIEN
C'est lâche, n'est-ce pas, ce que je fais!... mais cette femme est à moi, et je veux la garder mienne, n'importe par quels moyens.
F R A N C E T M A M A ï , avec ferlé.
Soyez tranquille; ce n'est pas nous qui vous l'enlèverons... Pouvez-vous me laisser ces lettres?
LE GARDIEN
Non, certes!... c'est tout ce qui me reste d'elle, et... (bas, avec rage) c'est par là que je la tiens.
FR.\NCET MAMAÏ.
J'en aurais bien besoin pourtant... L'enfant a le cœur fier; rien que de lire ça... c'était fait pour le guérir.
LE GARDIEN
Eh bien! soit, maître, gardez-les... J'ai foi dans votre parole... votre berger me connait, il me les rapportera.
F R A N C E T MAMAÏ
C'est promis.
LE GARDIEN
Adieu. (Il va potir sortir.)
FRANCET MAMAÏ
Dites donc, camarade, la route est longue, d'ici Pharaman; voulez-vous prendre un verre de muscat?...
LE GARDIEN, d'un air sombre.
Non! merci... j'ai plus de chagrin que de soif... (II son.)
jôo l'arlésienne
SCÈn.E X
FRANCET MAMAÏ, BALTHAZAR, toujours assis.