ACTE II, TABLEAU II, SCÈNE III
VIVETTE, bas.
Je n'oserai jamais.
ROSE
Voyons. Regarde-moi... C'est qu'elle est jolie comme une fleur. Je voudrais qu'il pût te voir à présent... Tiens! sais-tu? tu devrais t'en aller jusqu'au mas des Giraud. Vous reviendrez ensemble, tout seuls, le long de l'étang. Au jour tombé, les chemins sont troubles. On a peur, on s'égare, on se serre l'un contre l'autre... Ah ! mon Dieu! qu'est-ce que je lui dis là, maintenant? Écoute, Vivette, c'est une mère qui te prie. Mon enfant est en danger; il n'y a que toi qui peux le sauver. Tu l'aimes, tu es belle, va!
VIVETTE
Ah! marraine! marraine!... (Elle hésite une minuit,
puis sari par la gauche brusquemetit.)
ROSE, la regardant partir.
Si c'était moi, comme ie saurais bien!...