SCENE X
M ASC A RAT.
C'est qu'il se fait tard, et, vu la méchanceté des routes, ils voudraient bien s'en retourner avant qu'il lit noir.
DOMINIQUE
C'est bien, j'y vais... (Il Jcsceiuî -ccrs le fonci.) CLAIRE, joignant les mains.
Dominique !...
Mon frère !...
DOMINIQUE
Non, non, pour vous comme pour moi, il faut que je parte, il le faut... Nous ne pouvons pas vivre ici tous les trois.
Mais si je m'arrange pour que vous ne me voyiez pas, pour que vous ne m'entendiez jamais; si je parviens à vous faire oublier que j'existe, tant je tiendrai peu de place, tant je me ferai petite...
Tu l'entends, la chère créature. Comment pourrais-tu t'en aller après cela?...
DOMINIQUE
.\h ! tenez, vous me brisez le cœur tous les l'eux. Vous ne voyez donc pas tout ce que je souffre à m'arracher d'ici... Vous ne comprenez donc pas que
190 I. E 1 HÈRE aîné
je tiens à cette maison par toutes les libres de mon ame, et qu'en m'en allant, je laisse un lambeau île nioi-niéine dans tous les coins.
lîii bien ! non, vous ne partirez pas. C'est ici la maison de Suzanne, et puisque nous ne pouvons y vivre tous les trois, vous seul devez l'iiabiter.
Comment r. ..
Ulle a raison, frère, elle a raison ; tu ne peux être heureux qu'ici.
D 0 M 1 X I Ci u r. .
Quoi 1 vous feriez cela... \'ous me laisseriez cette maison !... .Mais vous r...
Xous, nous avons le monde entier pour nous aimer.