‹ ThéâtreChapitre 116 sur 971 · MARTHA , LA VICOMTESSE , MARIE , DORBEXDAS · texte numérisé non relu

MARTHA , LA VICOMTESSE , MARIE , DORBEXDAS

Ciel!

d'orbexdas, voyant Marie.

Il reste stupéfait.

MARIE, courant à lui et se jetant dans ses bras. C'est lui :...

Quoi

LA COMTESSE, Stupéfaite.

MARIE, montrant d'Orbendas à sa mère avec une confiance enthousiaste.

Le voilà, c'est lui, l'ami, le bienfaiteur de mon enfance ! oh ! je pensais bien qu'il viendrait à mon secours.

LA VICOMTESSE, folle de joie.

Lui, d'Orbendas, ton pro lecteur?

MARIE

Celui qui, depuis douze ans, me traite comme sa fille.

LA VICOMTESSE, délirante.

Lui, lui, ma fille !...

d'orbexdas.

Sa fille?

LA VICOMTESSE, prenant la main de d'Orbendas*. Oh ! à vous, je le dirai, je puis le dire : c'est ma fille ! je suis sa mère ! Oh ! maintenant, je n'ai plus peur, nous la sauverons.

d'orbexdas, regardant Marie.

Est-ce un rêve ? toi ici, Marie ?

LA vicomtesse, rapidement.

Oui, elle, Marie, ma fille, ravie cette nuit au saint asile où vous laviez placée.

d'orbexdas.

Oh! quel étrange événement ! {Il réfléchit; puis à la comtesse. ) Madame, que votre époux ignore que je suis le protecteur de Marie ! ( A Marie.) Ma fille, ici, tu ne me connais pas !... gardez qu'un mot... Madame, veillez sur elle; cherchez, imaginez... il faut que je parte; mais, dans deux heures, je suis de retour près de vous, et alors...

MARTHA, qui est au fond.

Voici monseigneur !

Il vient hâter mon départ : séparons-nous ; il ne faut pas qu'on nous voie ensemble.

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