MARTHA, FLAVY, MARIE
FLAVY, entrant par ta fjrille; à un ijrntilhotmnc qui le suit.
Qu'on me prévienne aussitôt que le conseil sera assemblé. [Â pan.) La vicomtesse est ici! [Se radoucissant à l' aspect de Marie.) Ah! Marie! {A
Manha.) Laissez-nous! [Martha entre dans la salle à droite.) Eh bien, belle Marie, le séjour de ce manoir commence-t-il à'vous être agréable ?
MARIE
Agréable? tout y est si triste, si mystérieux!
FLAVV.
Aussi n'y resterez-vous pas long-temps, et je viens pour vous dire qu'aujourd'hui même peutêtre...
MARIE
Aujourd'hui?
FI.AVV.
L'armée anglaise nous menace; je vous ai choisi une retraite charmante, où vous serez à l'abri de tout danger; vous partirez ce soir.
MARIE
Oh ! monseigneur, faites-moi reconduire à l'abbaye de Sainte-Thérèse. C'est à vos pieds que j'implore cette grâce; je n'en demande pas d'autre, je ne demande pas que vos regards s'arrêtent sur moi avec bonté, comme ce matin, je ne demande pas que \o.>; paroles soient caressantes. Car, je ne sais pourquoi, tout cela me fait peur maintenant. I-I.AVV, souriant, ini'c (h pii.
Mon amitié vous fait peur! que ferait donc la haine.
MARIE
Excusez ma frandiise, je ne sais pas mentir, moi. La haine me chasserait d'auprès de vous, et l'amitié m'y relient; et voilà pourquoi j'aurais moins peur de la haine que de l'amitié. KL.VVV, s'aniniant.
Oui, oui. je reconnais là les conseils d'une femme, jalouse des tendres sentimens que vous m'avez inspirés.
MARIE
Si vos sentimens étaient honorables, je n'eusse point rencontré, ici, thez les uns, tics sourires qui m'outragent, cl cliez les autres, une expression de pitié qui mépouvanle, et <[ui tous deux m'annoncent un mallii'ur.