‹ ThéâtreChapitre 134 sur 971 · SCENE XYI · texte numérisé non relu

SCENE XYI

FLAVY, L'ENVOYÉ, DORBENDAS, GEN- TILSHOMMES.

l'envoyé.

Monseigneur...

FLAVV.

Sortez.

l'envoyé.

Je n'ai pas tout dit, monseigneur.

FLAVY

Qu'importe !

l'envoyé.

Dussiez-vous ordonner ma mort, mon devoir est d'exécuter jusqu'au bout les ordres de mon maître.

FLAVV, colère.

Vous êtes bien téméraire !... Parlez.

l'envoyé.

Mon noble maître, le comte d'Arménis, se plaint en outre que vous ayez ravi, cette nuit, par violence et guet-à-pens, une jeune fille del'abbaye de Sainte -Thérèse située sur ses domaines et sous sa protection. Mon seigneur vous somme de faire ramener cette jeune fille à l'abbaye ;que sinon, et mon maître m'a dit de vous porter ses propres paroles , il serait ici avant la nuit de demain, et vous ferait pendre à la plus haute tour de ce manoir.

les gens de FLAVY.

L'insolent!

d'orbendas, à part.

Il gâte nos affaires !

FLAVY, arrêtant ses gens.

C'est à moi de répondre. {A l'Envoyé.) Puisque tu représentes ici ton maître, je te jette mon gant au visage, et si je le fais grâce de la vie, c'est pour que tu lui portes ma réponse. Tu diras à ton maître, le noble comte d'Arménis, que demain, jusqu'au moment de la bataille, je l'attendrai ici {désignant le fond) , dans le donjon de 1 Aigle. C'est la tour la plus élevée du château. Nous verrons, là, celui des deux qui fera pendre l'autre. {A ses officiers à lui.) Quant a vous, messieurs, annoncez à monseigneur de Duuois que demain je serai à mon poste.

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