SCENE IV
FLAVY, seul, rêvant.
Noble* et gracieuse enfant! Mais d'oij vient que je manque de résolution près d'elle? Ah! c'est qu'elle ne ressemble pas aux autres femmes!... Oui, malgré les brûlantes inspirations de la nuit et de la solitude, mes sens sont calmes. Mon cœur seul est agité d'un sentiment que je ne connaissais pas... Serait-il donc vrai que, tôt ou tard, dans la vie, il faut éprouver cet amour qui subjugue l'ame sans faire naître d'impétueux désirs? Plus jeune, je n'ai connu que la violence... et aujourd'hui je cherche la témérité, et je ne trouve plus en moi, Flavy le redoutable capitaine, comme ils m'appellent. Oui, je serais même fâché que Marie fût faible comme les autres... Je ne sais ce qui se passe en moi! cette jeune fille n'est-elle que la vaine illusion de ce sentiment nouveau, ou bien est-elle une réalité céleste... J'éprouverai son cœur, je saurai ce qu'elle est... à la femme vulgaire, l'amour qu'elle veut; à l'ange l'hommage qu'il mérite.
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