‹ ThéâtreChapitre 318 sur 971 · LOUISE, GEORGES, URSULE · texte numérisé non relu

LOUISE, GEORGES, URSULE

GEORGES, « pari, au fond.

Comme elle tremble !

LOUISE, à part.

Je me sens mourir.

GuoivGES, a part, av ce' douleur .

Pas un mol! rien !

uusuLK, qnt s'est approchée de Louise.

Madame, madame, c'est M. Georges.

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MAGASIN THEATRAL

LOUISE, sans oser reriarder Georges.

Oui, oui. Toi, veille de ce côté... Léon va venir, il a été faire préparer une voiture.

Ursule sort par la porte Je gaiiclie.

GEORGES, s'avançaiu, et sévèrement.

Une voiture! et pourquoi ?

Pour notre fuite, Georges.

GEORGES

Notre fuite, Louise!... Je ne suis pas rentré en France pour fuir.

LOUISE

Eh bien! pour nous conduire partout où vous voudrez aller.

GEORGES

Vous ne pouvez me suivre où je vais... et une voiture ne pourrait nous y conduire.

LOUISE, avec douleur.

Je peux vous suivre partout , même à la mort, et comme vous partirez je partirai.

GEORGES

Au milieu de la nuit?

LOUISE

Au milieu de la nuit.

GEORGES

Ainsi parée ?

Ainsi parée.

A pied?

LOUISE

GEORGES

A pied. [Se jetant à ses genoux, et éclatant en larmes.) A genoux, si tu veux; mais il le faut t GEORGES, avec sévérité.

Louise... quel danger si épouvantable te menace donc ici, que tu oses braver celui de me suivre? Nous serons seuls alors , et je te demanderai ce que tu as fait de mon nom , car tu ne serais pas à genoux , si tu ne l'avais pus déshonoré.

LOUISE, avec douleur.

Eh bien! alors, Georges, je te dirai... GEORGES, l'interrompant et la relevant brusquement.

Tu me diras ton crime, n'est-il pas vrai?

LOUISE

Je te dirai mon malheur; et tu jugeras si c'est un crime... Tiens! tu vois {elle lui montre ses préparatifs ) je suis prêle à partir, viens ! GEORGES, éclatant.

Mais il est donc ici cet homme?

LOUISE

Que dis-tu ?

GEORGES

Il peut donc venir dans cette chambre, que tu trembles si fort ?

LOUISE

Ahl je tremble pour toi !

GEORGES, avec colère.

Ou pour cet amant, n'est-ce pas? LOUISE, avec solennité.

Georges , Dieu ne t'a pas miraculeusement sauvé... tu n'es pas revenu en France sans de vastes desseins... on t'attend, je le sais.

GEORGES

Oui, l'on m'attend!... et si je tarde, la vengeance que je suis venu chercher m'échappe... et si je pars, je perds la vengeance que je dois exercer ici.

LOUISE

Aucune ne te manquera, puisque je t'accompagne... tu auras rempli ta mission, et ton honneur sera sauvé !

GEORGES

Mon honneur!

LOUISE

Oui, celui du soldat et celui de l'époux. Voici Léon, viens.viens, je t'ai juré que je te dirai tout.

Elle va du côte' de la porte, Le'on paraît.

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