SCENE X
IHARTIAL, Les BIêmes.
MARTIAL, à la cantonnade.
Tout-à-l'heure, messieurs, on n'entre pas ainsi chez des femmes, au milieu de lu nuit.
DIANE et M™^ de KERMIC
Qu'est-ce donc ?
MARTIAL
Des militaires qui prétendent que votre héros, M. Léonard Asthon, a été vu dans les environs, et qu'ils ont ordre de visiter le château, pour voir s'il n'y est pas caché.
M™e DE KERMIC
A cette heure... au milieu de la nuit.
C'est ce que je leur ai fait observer, et ma foi ! à tout hasard, je leur ai dit que vous étiez couchée ainsi que ma sœur, et qu'on ne pourrait entrer chez vous.
M°=« DE KERMIC,
Eh bien?
MARTIAL
L'officier, qui m'a l'air d'un homme fort poli, m'a répondu qu'il était forcé d'obéir à un ordre supérieur... mais qu'il respecterait l'appartement des dames.
M'ûe DE KERMIC
Celui-là et tous les autres.
MARTIAL
J'en doute; car il a déjà commandé à ses soldats de commencer la visite dans le château, et d'occuper toutes les issues.
M'"'^ DE KERMIC, bas à Diane.
Le malheureux est perdu.... Ah! si l'on pouvait l'avertir, il s'échapperait par la porte du bois.
DIANE
Oh î ma mère, j'y cours.
M"*' DE KER.MIC, arrêtant Diane.
Attends... [Uaut.) Marlial, va dire à cet ofiicier que je m'oppose formellement à cette violation illégale de mon domicile.
MARTIAL
Hélas ! ma mère, il a un ordre en règle.
M"<= DE KERMIC
Quoiqu'il en soit, c'est à moi qu'il doitlc produire, c'est à moi de juger si je dois codera la violence, ou m'opposer ù l'emploi qu'on en veut faire.
MARTIAL
J'y vais, ma mère, mais je craias bien Jo v^ius rapporter une fâcheuse réponse.
Mar(i.il sort.
M*"' DE KERMIC.
Et maintenant va, Diane, et que Dieu le conduise.
niaiio va jiDur sortir p»r U porlc du fond.
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