SCÈNE PREMIERE
LAURE, est assise ei pleure; GIULIO.
GIULIO
Retirez-vous , Laure , au nom du ciel ! si l'on vous surprenait ici!
LAURE
Eh! qu'importe maintenant? Ah! pourquoi m'avoir annoncé ce soudain départ? Moi, la tête perdue, je suis venue; je t'ai avoué mon amour!... je suis tombée à tes pieds!... j'étais seule, sans défense!... et maintenant... ah! malheureuse I... j'étais la (lancée de Mauléon !...
GIULIO
Laure, calmez-vous!...
Depuis que vous étiez ici, ma vie a été pleine de quelque chose qui m'était inconnu! je me Uouvais heureuse, et pourtant chaque jour je
pleure avec des angoisses, avec des remords qui me tuent! chaque jour je demandais à Dieu de retirer de moi cet amour!.. . je voulais l'expier dans d'austères pénitences... je me crojais le courage de fuir ta présence... et l'annonce de co départ m'a rendue folle!... il m'a perdue!... O mon Dieu, fais-moi mourir avant que je sorte d'ici!...
GICLIO , lui viontrant une porte masiptfe à droite.
Laure, vous pouvez partir par celte issue secrète... Elle conduit dans les cavoanx... les caveaux communiquent à la cliappllc. par une grille qui, vous le savez, n'est jamais fennec à clef... do la chapelle vous pouvez remonter chez vous en passant par la tour des archives.
LAURB, se Icvanu
Mais, au nom du ciel, qui vous f'aiu nous quitter? qui vous force à vous éloigaert Mou oncle
MAGASIN THEATRAL
et !il" « de Faverney m'ont parlé de lettres pressantes qui vous rappellent à Paris.
GICLIO.
Oui, Laure,' on vous a «Ht vrai.