‹ ThéâtreChapitre 37 sur 971 · M"« DE KERMIC , MARTHE , DIANE · texte numérisé non relu

M"« DE KERMIC , MARTHE , DIANE

M"* DE KERMIC, à Marthe.

Marthe, dès que Valérien sera revenu de Nantes, tu l'amèneras ici.

MARTHE

Oui, madame.

M^^ DE KERMIC,

Quelle heure est-il ?

MARTHE

Dix heures.

M™« DE KERMIC.

La nuit est bien noire et doit rendre les chemins difficiles. Il ne sera peut-être pas ici avant minuit... cola serait fâcheux.

MARTHE

Madame attend donc des nouvelles bien importantes?

M™e DE KERMIC

Oui, bien importantes! il faudra donc que tu veille jusque là !

MARTHE

Et vous veillerez aussi, faible et malade comme vous êtes ?

M"6 DE KERMIC, liii montrant Diane.

Ce n'est pas moi qui suis la plus malade , ma bonne Marthe!

MARTHE

Ah ! oui... la pauvre enfant : depuis un an elle est bien changée! Ce n'est plus notre jeune bonne maîtresse si heureuse et si gaie autrefois; maintenant elle est devenue triste et silencieuse; die me fait peur quelquefois, lorsque je la vois errer seule dans le parc, comme une ombre, allant sans cesse du château au pavillon, s'arrêtant au moindre bruit et prêtant l'oreille comme si elle attendait quelqu'un.

DIANE DE CHIVRI.

U^e DE KERMIC, à part.

Ah! fasse le ciel qu'il vienne, celui-là! {Hmit.) Dis-moi» Martial est-il parti ?

MARTHE

Oui, madame ; il est allé, d'après vos désirs, à la fête que donne le nouveau propriétaire du château de M. de Furières. Il ne rentrera sans doute que fort tard dans la nuit.

M""= DE KERHIC, à part.

Je l'espère. {Après s'être levée.) Ce n'est qu'à des hommes qui pourront la venger que je dois dire ce fatal secret, si ma dernière espérance est trahie...

Madame, la voilà qui s'éveille.

M™^ DE KERMIC, Vivement.

Laiss&-nous, et n'oublie pas de m'envoyer Valérien.

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