JOSEPH, LE DUC
,1osr'|>li aclif-ve Ho liiirc \c s.ilon.
JOSEPH, à pan.
Couché si tard, levé si matin, et déjà chez tnadame : il y a quelque chose. Ce diable de Jacques aurail-il raison ?
LE ucc.
Joseph, je ne suis visible que pour une seule personne ; si elle se présente, vous l'introduirez ici. C'est un monsieur de Saint-Charles. Sachez si madame peut me recevoir. {Joseph son. ) Ce réveil d'une maternité que je croyais éteinte m'a surpris sans défense. 11 faut que cette lutte encore secrète soit promptement élouiïce. La résignation de Louise rendait notre vie supportable ; mais elle est odieuse avec de pareil.'; débals. En [)ays étranger, je pouvais dominer ma femme, ici ma seule force est dans l'adres.^e et dans le concours du pouvoir. J'irai tout dire au roi, je soumettrai ma conduite à son jugement, et madame de Montsorel sera forcée de lui obéir. J'attendrai cependant encore. L'agent qu'on va m'envoyer pourra, s'il est habile, découvrir en peu de temps les raisons de cette révolte : je saurai si madame de Hlontsorel est seulement la dupe d'une ressemblance, ou si elle a revu son lils après me l'avoir soustrait et s'être joué de moi depuis douze ans. Je me suis emporté celte nuit. Si je reste tranquille, elle sera sans deliance et livrera ses secrets.
JOSEPH, rciitratil.
Madame la duchesse n'a pas encore snnné.
i.K Di:c.
C'est bien.