ACTE il, SCÈNE VI
suadcr tout le contraire de ce que vous m'avez dit.
DUVAL , à part.
A merveille ! c'est ce que je voulais!
M"* MONTBAILLY.
La paix , je la crois impossible entre nous désormais... Mon cœur est brisé, voyez-vous, et je sais trop qu'il n'y a plus d'amour, plus d'affection pour moi chez mon lils !
GEORGES
Ah! pouvez-vous le croire, grand Dieu!
M""* MONTBAILLY.
Oui , je le crois... et j'en mourrai de chagrin ; c'est vous qui l'aurez voulu.
GEORGES
Ah! ma mère! ma mère!., c'est horrible ce que vous venez de dire !..
M°" MO.NTBAILLY.
Oui , j'en mourrai... mais jusque-là , laissezmoi du moins choisir mes amis à ma guise , et ne les chassez pas de chez moi.
GEORGES
Vous avez raison , c'est nous qui devons en sortir... et nous ne tarderons pas.
M"* MONTBAILLY.
Comment? que signifie...
GEORGES
Ça signifie, Madame, que si en elTet rot homme est votre ami , il est bien vrai que je dois être un étranger pour vous... Ca signilie que je l'exècre aiitiuit que je le méprise , ra signifie enfin que si vous n'avez pas en moi assez de conliance pour le prier de supprimer ses visites , ma femme et moi , nous vous délivrerons de notre présence... nous partirons!
M"* MO.NTBAILLY.
Qu'entends-je?.. m'abandonner !.. lui!., ô mon Dieu ! mon Dieu ! (Elle pleure.)
SUZANNE, basa son mari.
Regarde-la ! je te dis qu'elle soulfre plus que nous !
GEORGES , à sa mère, sans la regarder, et avec
l)caucoupd't'inoiioii.
Eh bien ! qu'avcz-vous résolu , ma mère ?
M"» MONTBAILLY.
Ce que j'ai résolu?..
(Bruit d'une cloche au dehors.)