ACTE II, SCÈNE VIII
Orner il y six mois, le jour même du mariage de <^ ,, ciiores espérances... pour la \ie... oh ' tu ne
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M. Georges ! On prétend qu'il avait ses raisons pour partir...
M"* MONTBAILLY.
Plaît-il? on prétend...
MICHEL
Dame ! quand on est amoureux d'une femme, et qu'on la voit mariée à un autre...
DUVAL
Amoureux d'elle !
M"* MONTBAILLY.
De Suzanne !
DUVAL
Qui vous l'a dit?
MICHEL
Qui me l'a dit?.. Personne... tout le monde !
DIVAL.
Encore ! encore ce mot ! tout le monde !
MICHEL
Ah! dame! écoutezdonc! il faut pourtant s'en rapporter à l'opinion générale. Je me rappelle avoir lu ce mot-là quelque part , quand j'apprenais à lire : Il y a quelqu'un qui voit plus Juste et qui a plus de raison que vous et moi ! ce quelqu'un-là, c'est... tout le monde ! que répondrez-vous à ça, M. Duval? M"* MOMBAILLY, froissantia lettre dans ses mains, et la regardant avec inquiétude.
Qu'est-ce que ce jeune homme peut doncavoir à écrire à ma bru ?
MICHEL
Il y a quelque chose là-dessous!
DUVAL , à Michel.
Allons, j'aime mieux vous emmener que de vous laisser faire des conjectures.
MICHEL
Mais...
DUVAL , impérieusement et avec colère.
Suivez-moi ! vous feriez encore du mal sans vous en douter. Au revoir, ma chère cousine; méfiez-vous toujours des apparences, et surtout de la calomnie ! (il sort par le fond avec Michel.)