‹ ThéâtreChapitre 583 sur 971 · SCÈNE YIII · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII

M- MONTBAILLY, SUZANNE; puis GEORGES.

M"" MOXTBAILLY, sans la voir.

Ouï, je l'ai bien lu, ce n'est pas une illusion... je n'étais pas en délire... (Elle retourne vers la fenêtre, et relit plus vivement.) « Amour... » pour la vie... oh ! tu ne m'aimeras jamais » comme je t'aime !.. ce soir, ce soir même, je » serai de retour pour ne plus m'éloigner de » toi... (Ici, elle se rapproche de la fenêtre pour voir plus clair; mais Suzanne a descendu lentement la scène et vient se placer devant elle. M"* Montbailly l'aperçoit et pousse un grand cri.) Ah ! Suzanne!., tenez, tenez. Madame, cette lettre est pour vous.

(Dans ce même moment, Georges paraît au fond du

SUZANXE.

Et vous la lisiez!., c'était le comble des indignités que je devais subir dans votre maison ; c'était aussi le terme de ma résignation et de ma patience !

M"" MONTBAILLY.

Madame, ce langage avec moi... (Apercevant son fils, qui vient de se placer entre elles deux.)

SUZANNE, vivement, en se jetant dans ses bras.

Ah ! Georges, je ne te cacherai plus mes larmes ; je laisserai éclater devant toi toutes les douleurs que j'éprouve... et ta résolution de quitter cette demeure, je ne veux plus la combattre. Je te le demande à présent, je t'en conjure, emmène-moi, emmène-moi... Madame et moi, nous ne pouvons plus vivre ensemble. Plutôt endmcr tous les nialliours, toutes les privations, plutôt la misère et la faim que de devoir rien à la protection et aux bienfaits de ta mère !.. (Elle rentre à droite.)

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