ATE IV, SCÈNE XI
GEORGES , avec amertume.
Qu'ai-je vu?., que faites-vous?.. A toi, Suzanne, à toi aussi, cette eflroyable épreuve?.. (Se tournant vers les magistrats avec une sorte de délire.) Eh bien! eh bien!., que vous faut-il?., qu'exigez-vous?.. Oui, je suis coupable! oui, je suis un parricide!., oui , j'ai tué ma mère !.. je l'ai tuée , et je ne demande qu'à mourir à mon tour.
SUZANNE
Et moi! moi, je suis sa complice; moi, j'ai conduit sa main... Oui, nous l'avons frappée pour avoir son or et ses l)ijoux... Oui, tuez-nous! tuez-nous donc ! mais épargnez-moi ces horribles souflrances.
(Nouveau geste des magistrats. Les bourreaux se retirent. Les magistrats et Duval sortent aussi par le fond. Georges et Suzanne sont tombés à genoux et presque évanouis. A la fin de cette scène , après la sortie des autres personnages , ils relèvent lentement la tête, ils se regardent en pleurant, puis Suzanne se rapproche de son mari , et lui serre la main avec douleur.)