‹ ThéâtreChapitre 672 sur 971 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

BURL, MURRAY, TOM, puis GEORGE.

MURRAY, rentrant agité.

Holà ! quelqu'un !.. (A Tom, qui parait.) Qu'on ferme les portes de l'hôtel, et qu'on aille chercher le constable!

(Tom sort par la porte de l'antichambre qu'il laisse entr'ou verte.) BURL , à part.

Oh! ça se gâte !.. Faut-il filer?.. Allons donc! de l'audace ! la fortune est femme.

MURRAY, à Burl.

Monsieur , vous avez volé un testament dans ma caisse.

BURL.

Moi, Monsieur?

MURRAY, élevant la voix de plus en plus. Vous, ou votre complice George Davis.

GEORGE , paraissant à la porte que Tom a laissée entr'ouverte, à part.

J'ai entendu prononcer mon nom , ce me semble... Burl!

BURL, à rai-voix. f

Mon onc... ou, plutôt. Monsieur, je ne sais ce que vous voulez dire avec vos caisses et vos complices... Je viens , mon cher parent , réclamer mes droits. Voulez-vous, oui ou ni)n, me rendre ce qui m'appartient?

MURRAY, avec force.

Vous mentez, vous dis-je !.. Tenez , je n'en veux qu'une preuve... (Se retournant vers les portraits.) Fils de Samuel Hospur, votre père est ici, parmi ces portraits de famille, reconnaissez-le... GEORGE, s'élançant et désignant du doigt le portrait de Samuel.

Le voici !

MURRAY

Que vois-je?

BURL , en même temps.' George.

GEORGE

Voici mon père!..

BURL et MURKAY.

Son père!..

MURRAY, à paru Peux, maintenant.

BURL, comme inspiré, à Murray.

Oui, j'ai un frère, il s'appelle George. (Bas, ^ à George.) George, part à deux!

MURRAY ♦ à part.

S'entendent-ils?

GEOiîGE , s'inclinant devant le portrait. Oui, c'est là mon père... et sa vue nie fait tressaillir de joie et de douleur... Pardonnezmoi, Monsieur, mon père est mort, et dans ce portrait, je crois le retrouver vivant... Je vous salue, mon père !

(Il s'incline. Burl en fait autant.) MURUAY, ài)art.

Cette exaltation n'est pas feinte ! quel surcroît d'endjarrasî (Haut.) La ressemblance vous abuse, ce personnage ne s'appelait pas Davis. GEOUGE , vivement.

Il s'appelait Samuel Hospur, n'est-ce pas? ob! c'est bien lui, c'est mon père!.. Hospur est nojre véritable nom de famille.

MURRAY

Dirait-il vrai?

BURL.

Oui, c'est notre véritable nom de famille.

MURRAY

Et cet homme est donc votre frère?

(Il désigne Burl.) nuRL, bas, à George.

J'ai dit part à deux.

GEORGE, à qui Burl fait de vains signes.) Lui, Burl, le lils de Samuel? Ah! Monsieur, n'outragez pas mon père»

BURE, à part.

Maladroit!., ou plutôt voudrait-il tout? attention !

MURRAY, à part.

Us ne s'entendaient pas.

GEORGE, à Burl.

Mais que réclamais-tu donc au nom de mo^ père?

DURL ,, après courte réflexion.

Moi!., demande à Monsieur!

(Il indique Murray.) MURRAY , à George, qui s'est tourné vers lui. Et vous même, jeune bomme, que voulezvous, que venez-vous faire ici?

GEORGE , avec calme.

Moi, Monsieur! rie:i... je venais rapporter la clé que vous m'avez commandée, quand j'ai aperçu parmi ces tableaux le portrait de mon père... Je suis resté pour vous demander comment ce portrait se trouvait cliez vous, dans votre maison... Je me suis entendu appeler, et je suis resté...

DURL, à part.

Ah ! tu ignores tout, cl tu me renies... Alors, part à moi seul !

MURRAY, à part.

Plus de doute, c'est là le véritable héritier!..

GKOHGE.

Répondez-moi, de grâce ! pourquoi le portrait (le mon père? Poinquoi Hinl ici? pourquoi votre élonneniciit et toutes vos questions? Parlez, Monsieur, parlez!

MuiuiAY, à part.

Le seul à craindre; à craindre deux fois, et pour ma fortune, et pour ma fille!..

GEORGE

Mais parlcrez-vous, enlin?

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