SCÈNE I
PAUL, en uniforme de soldat anglais; puis TOM.
PAl'L, seul d'ab.-trd, entrant par le côté de sa taverne, traversant la scène et s'arrè'.ant devant la maison de !\3i.rray.
N" 13, c'est là!.. (ii frappe.)
TOM , sortant de la maison.
Que voulez-vuus, îv^oii brave?
PAUL
Vous êtes au service de M. Murray ?
TOM
Oui. Pourquoi?..
PAUL
Alors, vous devez avoir entendu parler d'un nommé George Davis.
TOM
George Davis... le serrurier! heia?
PAUL
Oui.
TOM
Je ne connais que ça.
PAUL
Oh! alors, dites-moi, de grâce, ce qu'il est devenu?
TOM
Ma foi, je ne sais trop!., un garnement... PAUL, l'intei rompant.
Je suis son frère, Monsieur... et je lechcitiic depuis mou retour à Londres, sans pouvoir le trouver. Je suis allé d'abord à son ancien domicile. Là, on m'a appris qu'il avait été accusé de vol, arrêté, emprisonné par l'ordre c'o M. Murray, puis eniin... acquiué... qu'après
"son acquittement, il avait reparu une fois pour apprendre la mort de mon enfanl, de ma chère petite iille... que je lui avais conliéc, et qu'il n'a pu nourrir, hélas ! pétulant sa détention; qu'enfi:), on ne i'avaii plus revu... mon pauvre frère!.. Si vous pouviez me donner le moindre renseigiicmeiiî sur lui... vous auriez droit à ma reconnaissance...
TOM
Je le ferais volontiers, si j'en avais la moindre nouvelle. Tout ce que je peux vous dire, c'est que depuis pitisieurs jours, je vois un homme rôder la nuit aulonr de la maison. Vous savez, ou vous ne savez pas, que votre frère avait osé èf.re amoureux du charmant oiseau qui *est dans celte cage. l'ardieu ! si ce n'est pas un voleur qui regarde tant nos fenêtres, ça doit être un amant, et cet amant pourrait bien cire votre frère.
PAUL
La nuit, dites-vous!., et à quelle heure vient cet homme?..
TOM
Minuit... une heure! enfin, quand je rentre de la taverne où je vais de ce pas.
PAUL
Alors, je reviendrai à minuit, et j'attendrai
TOM, voyant Murray sortir de sa mnison. Ob! oh! voici mon iiiaîire de ce côté; éclipsoiis-.'.ous de peut qu'il u^dl besoin de moi.
PAUL
Envousrcincrriant.
TOîl, entrant dans la taverne }. il ii'y a pas de quiti.