PAMÉLA, GIRAUD, M"" GIRAUD
M"" GIRAUD Enfin, vois, ma pauvre fille; ça n'est pas pour te le reprocher, mais c'est toi qui es cause de ce qui nous arrive.
GIRAUD. Ah! mon Dieu, oui!... Nous étions venus à Paris parce que, à la campapagne, tailleur, c'est pas un métier; et pour toi, notre Paméla, si gentille, si mignonne, nous avions de l'ambition ; nous nous disions: Eh bien, ici, ma femme et moi, nous prendrons du service ; je travaillerai ; nous donnerons un bon état à not' enfant; et, coninie elle sera sage, laborieuse, jolie, nous la marierons bien.
PAMÉLA. Mon père!...
M™" GIRAUD. Il y avait déjà la moitié de fait.
GIRAUD. Dam! oui!... nous avions une bonne loge ; tu faisais des Heurs ni plus ni moins qu'un jardinier... Le mari, eh bien, Josefih liinet, ton voisin, le serait devenu.
M""' GiUAUD. Au lieu de tout cela, l'esclandre qui est arrivée dans la maison a fait (|ue le propriétaire nous a renvoyés; que dans tout le (piartier on tient des propos à n'en plus finir, à cause que le jeune homme a été |)ris chez loi.
PAMÉi.A. Eh ! mon Dieu, pourvu que jonc sois p<is coupable?
GIRAUD. Oh! ça, nous le savons bien!.... est-ce (jne tu crois <|u autrement nous serions près de toi?... est-ce que je t'embrasserais?... Va, Paméla, les père et mère c'est
tout' e! quand le monde entier serait
contre elle, si une fille peut regarder ses parents sans rougir, ça suffit.
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