SCENE IX
CHARLES seu^; pwis PATRICK.
CHARLES, rentrant par la gauche et les suivant des yeux. Ils s'éloignent, et je n'ai pas la force ile partir , moi, mon père, car vous venez de me mettre au cœur une hydre C[ui le dévore. Elle! Henriette... parjuri'.., infâme! mais non, il s'est trompé. . , et pourtant!
PATRICK, qui Vient de sortir du lazaret, allant à Charles. Glorifiez-vous, jeune iiomrae, elle est sauvée.
CHARLES. Sauvée !
PATRICK. Et si bien guérie qu'elle va quitter le lazaret pour retourner à Edimbourg.
CHARLES. Et tu es bicii sur que tu ne t'es pas trompé ?
PATRICK. Non ; c'était bien elle, dix-huit ans, belle, du nom d'Henriette... je lui ai parlé, c'est elle qui m'a joyeusement annoncé son départ, et elle m'a demandé si j'étais envoyé par un homme masqué, qui doit venir la joindre.
ii CHARLES. Un homme masqué, mort et sang!...
PATRICK. Qu'avez-vous donc?
CHARLES. Cet homme masqué c'est mon rival. Tu dis qu'elle est sauvée... pourquoi n'est-clle par morte!
PATRICK. Vous n'en seriez pas plus heureux, car vous l'aimez.
CHARLES. Et si elle m'a trahi !
PATRICK, Il la vaudiait alors mieux morte, vous avez raison ; mais elle est trop belle pour être perfide.
CHARLES. N'est-ce pas?
PATRICK. Oui; allons, jeune homme, courage... moi je n'ai pas trouvé celui qui m'a volé mon fils, et je vais continuer mes recherches dans les c'ouvents voisins. . . Bonne chance à vos amours.
Il sort rapidement par le fond.
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