CHARLES, CATHERINE, HENRIETTE
HENRIETTE. Laissez moi seule maintenant, bonne sœur... je sens l'air de la délivrance... il n'y a plus de solitude... merci, j'attendrai seule.
CATHERINE. Vous allez partir, mon enfant, et songez qu'une fois séparées, nous ne nous reverrons plus. #
HENRIETTE. Oli ! si jamais vous traversez Edimbourg...
CATHERINE, vîvement. Je n'irai jamais à Edimbourg.
HENRIETTE. Connaissez- VOUS la ville?
CATHERINE. Je l'ai vue autrefois. . .
HENRIETTE. ¥a VOUS ne la regrettez pas... moi... si j'avais des ailes... Mais je vous fatigue par mes impatiences. . .
CATHERINE. Je les Comprends, mon enfant; celui qui doit venir vous joindre est d'une heure en retard. . , mais vous n'êtes pas encore d'âge à regretter le temps perdu , car vous avez, m'avez-vousdit, dix-neuf ans.
HENRIETTE. Jc ne les aurai quc le prochain mois*.
CATHERINE. Le prochain mois... et vous vous nommez Henriette ?. . .
HENRIETTE. Oui.
CATHERINE. Et l'on nc vous a jamais dit le nom de votre mère?
HENRIETTE. Jamais...
CATHERINE. Et VOUS VOUS appelez Henriette?
HENRIETTE. Bonne sœur, vous me l'avez demandé tous les jours.
CATHERINE. C'est que, voyez-vous, ce nom appartenait à une jeune fille... de votre âge... Ce nom, si vous saviez...
HENRIETTE. Quoidouc?... VOUS paraissez souffrir. . .
CATHERINE. Oui... parce qu'une espérance... mais non, je... me suis trompée... ce n'est pas une espérance... non, ce n'est qu'un souvenir.
henrie'tte. Souvenir douloureux ?
CATHERINE. Oui, et... que je veux chasser... Voyons... enfant... parions de vous... d'Kdimbourg... de celui ([ui doit venir vous chercher.
HENRIETTE, avcc impatience. Il tarde bien!
Kllc nionli- In si^nr.
CATHERINE, à part. Jc nc puis la laisser seule ici.
HENRIETTE. Ma sœur !
CATHERINE. Eh bien?
HENKii: TTE. C'cst lui.jc l'iiperçois.
CATHERINE. Celui qui va vous enunener?
HENRIETTE. Oui... mais pourquoi pleurezvous?
CATHERINE. Parcc quc je souffre en me séparant de vous.
HENRIETTE. Je VOUS assurc, bonne. sœur, que nous devons nous revoir.
CATHERINE. Je uc sais pourquoi je l'espère... Adieu.
HENRIETTE. Adieu, ma sa'ur.
Catherine, après l'avoir embrassée, reiilrp dans l'abbaye.
HENRIETTE, regardant à droite. Le voici mon bienfaiteur!...
Elle court se jeter dans les bras d'un étranger masqué, vêtu d'un grantl manteau.
VVW/\\1.\VWVWl'VWXV*VW\\XVWWWVWVVWVVV/WV\VVVV/\-v*\'\\\'\