JACQUES, PATRICK, DICKSON
JACQUES. Ne me nomme donc pas le roi, quand Henry te tend la main. {Patrick, ému , n'ose lui prendre la main. A Dickson. ) Laisse-nous, Dickson.
DICKSON s'incline en sortant. Allons prévenir le duc de ce qui se passe.
11 sort.
JACQUES. Te voilà donc , Patrick , toi dont j'ai tant maudit l'absence.
PATRICK. Moi aussi. . . je maudissais loin d'ici...
JACQUES. Et tu as oublié ton frère...
PATRICK. Moi?...
JACQUES. Toi , qui ne m'appelles plus Henry.
PATRICK. Je n'ose plus vous donner ce nom... mon roi.
JACQUES. EtjHunquoidonc?,.. Que faut-il que je fasse poui- te rappeler les anciens jours? Je ne puis arracher les dorm-es (pii couvrent ces murailles et reconstruire la cabane ; je ne puis que te tendre la main connne alors,i)our le prouver que mon cœur n'e.ni paschangè...
PATRICK, lui prenant la main. Henry!
JACQUES, le serrant dans ses bras. Mon frère !
P.VTRICK. Les souvenirs d'autrefois \iennent de chasser tontes mes terreurs.
JACQUES. J.aisse-moi donc te regaider, pauvre ami qui a souiïert...
PATUICI). Oui.. . mais je n'ai jamais désespéré.
JACQUES. Et tu nous apportes, frère, la preuve de l'innocence de Catherine?
PATRICK. La preuve positi\e...
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