‹ ThéâtreChapitre 967 sur 971 · JACQUES, PATRICK, DICKSON · texte numérisé non relu

JACQUES, PATRICK, DICKSON

JACQUES. Ne me nomme donc pas le roi, quand Henry te tend la main. {Patrick, ému , n'ose lui prendre la main. A Dickson. ) Laisse-nous, Dickson.

DICKSON s'incline en sortant. Allons prévenir le duc de ce qui se passe.

11 sort.

JACQUES. Te voilà donc , Patrick , toi dont j'ai tant maudit l'absence.

PATRICK. Moi aussi. . . je maudissais loin d'ici...

JACQUES. Et tu as oublié ton frère...

PATRICK. Moi?...

JACQUES. Toi , qui ne m'appelles plus Henry.

PATRICK. Je n'ose plus vous donner ce nom... mon roi.

JACQUES. EtjHunquoidonc?,.. Que faut-il que je fasse poui- te rappeler les anciens jours? Je ne puis arracher les dorm-es (pii couvrent ces murailles et reconstruire la cabane ; je ne puis que te tendre la main connne alors,i)our le prouver que mon cœur n'e.ni paschangè...

PATRICK, lui prenant la main. Henry!

JACQUES, le serrant dans ses bras. Mon frère !

P.VTRICK. Les souvenirs d'autrefois \iennent de chasser tontes mes terreurs.

JACQUES. J.aisse-moi donc te regaider, pauvre ami qui a souiïert...

PATUICI). Oui.. . mais je n'ai jamais désespéré.

JACQUES. Et tu nous apportes, frère, la preuve de l'innocence de Catherine?

PATRICK. La preuve positi\e...

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