Villeneuve, Joseph
VILLENEUVE, gaiement et affectueusement.
Allons, gamin! assieds-toi là et causons1!... Causons de notre art! Oh! notre art, c'est ce que j'aime le mieux au monde.
JOSEPH, assis.
Le mieux!... le mieux! après...
VILLENEUVE, vivement.
Après ma fille, parbleu! ma Suzanne! Elle a été si longtemps absente!... Je lui dois douze ans d'affection et les intérêts.
JOSEPH
Et puis encore, après...
VILLENEUVE
Après ma sœur, c'est clair! ma petite Marthe, qui, à la mort de ma pauvre Julienne, est venue s'installer ici, chez moi, et qui abuse de ce qu'elle est ma cadette de vingt ans... pour m'aimer à la fois comme une sœur et comme une fille!
JOSEPH
Et puis encore, après...
VILLENEUVE
Après... toi, peut-être?
JOSEPH
Eh! c'est évident! Je voudrais bien voir que vous ne m'aimiez pas !
VILLENEUVE, riant.
Il est vrai que, toi et Suzanne...
JOSEPH, avec embarras.
Gomment?
VILLENEUVE
Allons!... Ne tremble pas... cela s'arrangera!... Tu