‹ Théâtre Avec préfaces (volume 2)Chapitre 136 sur 193 · Edith, madame Tavcrnier, la comtesse · texte numérisé non relu

Edith, madame Tavcrnier, la comtesse

MADAME TAVERNIER

Par nécessité. Pauvre et chargé alors de famille, il la confia à la tendresse d'une vieille parente, établie à New- York comme maîtresse de pension. Suzanne y reçut une éducation solide, et en rapporta une âme forte et habituée à une vie de travail et au gouvernement d'elle-même.

LA COMTESSE, gaiement.

Une petite Yankee, enfin!... Help yourself! Compte sur

toi!... (Edith remonte.)

MADAME TAVERNIER

Oui; mais cela, sans raideur, sans effort, gaiement, naïvement!... Nos filles sont naïves par ignorance. Elle l'est, elle, par droiture '. Edith l'appelle miss Suzanne; je l'appelle, moi, miss Sincère/... C'est une ingénue de vingt ans ! Et elle traverse la rude existence de maîtresse au cachet, comme elle a franchi les douze cents lieues qui nous séparent de New-York, allant toujours droit devant elle, et ouvrant sur tout et sur tous ses grands yeux limpides, comme pour dire : « Oh! regardez ! regardez! il n'y a rien de caché là dedans!... »

EDITH

La VOici! (Courant à elle et 1 embrassant.) Bonjour, Chère miss

Suzanne!...

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