‹ Théatre. Avec une introdChapitre 113 sur 342 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

MADAME SINCLAIR, VERNISSAC, LOUIï^E, ROSE, ANATOLE.

Ma chère tante, je viens comme la colombe après le déluge....

MADAME SINCLAIR

Avancez, approchez, mon petit-neveu.

ANATOLE , apercevant Louise.

Ciel! ma cousine Louise! N'importe, j'oserai parler, c'est mon père qui m'envoie.."..

MADAME SINCLAIR

Eh bien, que me veut-il, votre père?

ANATOLE, bas à mailame Sinciair.

Ma chère tante, je voudrais vous dire.,..

MADAME SINCLAIR

Parlez haut. Louise ne met plus aucun obstacle.... Et moi.... Ah ! Vernissac! votre entretieu a changé tout à coup mes dispositions. Je ne me sens plus irritée contre Bardolin ni contre madame Saint-Laurent.

VERNISSAC.

Quelle jouissance pour moi, d'avoir pu contribuer...!

MADAME SINCLAIR

Je consens à tout, je me réconcilie avec tout le monde.

ANATOLE

Se peut-il? Quel retour favorable et imprévu!

LOUISE, eu soupirant.

Oui, c'est un grand bonheur pour nous tous.

ROSB.

Pauvre jeune lille !

MADAME SINCLAIR

Remerciez M. Vemissac; c'est lui dont la lettre et les discours ont calmé ma colère.

VERNISSAC.

Femme céleste, vous laites le bonheur de tout ce qui vous entoure ; mais pensez donc au vôtre.

MADAMB SINCLAIR, h Vorni«MC,

Taisez-vous donc,

ANATOLK.

Daignez nous expliquer....

MADAME SINCLAIR , prenant oa Un gM^e.

Mes enfaûts, priez vos parents, de ma part, de vouloir bien se réunir ici dans une heure. J'ai dus projet», je médite des résolutions graves, importantes, que je ne peux et je ne veux expliquer qu'en présence de toute la famille assemblée.

ANATOLE

Ah!

MADAM1-: SINGLAIU.

Mais surtout qu'ils soient bien persuadés que je n'ai plus de colère , que je me repens, et que je leur rends toute la tendresse quils méritent.

LOUISE

Ah ! ma tante , je cours porter ces bonnes nouvelles à ma mère. (eiic »ori.)

ANATOLE

Je cours les porter à mon père. Attendez-moi donc,

attendez-moi donc, ma cousine, (a madame Sinclair et à Vcr-

nissac.) Je scrai si aimable avec Louise ! Elle m'aimera, j'en suis sûr ; elle finira par m'ai mer. (ii sort.)

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