I.AMRRRT
Malinval ! je vois cela.
ARMAND
. Si vous daigniez la voir et lui parler en ma faveur?
LAMBERT
N'est-ce que cela ? j'y cours.
ARMAND
Quelle reconnaissance !
LAMBERT
Permettez cependant : parler à une jeune personne en faveur d'un jeune homme, et pour affaires d'amour 1 Ne serai-je pas un peu gauche? et puis cela convient-il à mon âge? Demandez-moi toute autre chose.
ARMAND
Au moins voyez Durmont.
LAMBERT
Ah ! vous êtes donc aussi brouillé avec le père ?
ARMAND
Vraiment oui.
LAMBERT
Ah ! diable, c'est fâcheux 1 C'est que je suis fort bien avec lui, moi ; et si en lui parlant pour vous, j'allais , me mettre mal dans son esprit.
SCKNI:: XVIII. 267
ARMAND
Je vois que vous ne vous compromettrez pas pour servir vos amis.
LAMBERT
Oh! ne vous fâchez pas! Mais ce Malinval, lui qui vous connaît si particulièrement, que fait-il à présent? Est-ce qu'il ne devrait pas vous servir ?
ARMAND
Eh ! c'est lui qui m'a plongé dans l'embarras où je suis.
LAMBERT
C'est pour cela même qu'il devrait chercher à vous en tirer. Le voici, laissez-moi faire; je vais le tancer d'importance.
Oui, cela m'avancera beaucoup !