SCENE XVIII
Il ne s'agit pas de cela; il faut remédier au mal que l'on a causé ; je fais ce que je peux, moi, vous le voyez ; mais ce que je peux n'est rien.
ARMAND, à Malinval.
Écoutez : songez qu'il est de votre devoir de détruire Jes calomnies que vous avez répandues sur mon compte, et de me rendre l'estime des honnêtes gens dans l'esprit desquels vous m'avez nui.
MALINVAL.
Moi ! je ne dirai plus uri mot pour vous.
ARMAND
Pourquoi donc cela?
MALINVAL.
Je gâterais tout.
ARMAND
Comment?
MALINVAL.
Ne me l'avez-vous pas dit tout à l'heure?
LAMBERT
Voilà du nouveau à présent.
MALINVAL.
Que ne vous en mêlez-vous, vous qui parlez ?
(Ici Ton entend Montbrun parlant du dehors.) MONTBRUN.
Mettez le cheval à l'écurie, le cabriolet sous la remise je passe la journée ici.
Ah ! voilà Montbrun qui arrive enfin. Il va vous aider à sortir d'embarras.
MALINVAL.
Oui! égoïste d'un autre genre.
LAMBBRT.
Il VOUS connaît, il est lié avec Dupré, il peut rendre tt^moiçrnaï^e....
ARMAND
Ah! laissons là ces amis froids ou maladroits; courons chercher Durmonl et sa lllle : ils ne pourront refuser de m'entendre. Ahl je vois bien que dans ce monde, que dans ce siècle, ce n'est que sur soi qu'on peut compter, (ii »ori.)
MALINVAL.
Suivons-le. Tuez-vous donc. pour les gens, en voilà la récompense; je suis rurirux de voir comment il va s"^ prendre. (ii «on.)
LAM^.RT, ;i Armand cl à Malinval.
Attendez-moi, attendez-moi; je dis un mot à Montbrun, et je vous rejoins; je ne vous quitte pas.