ACTE I, SCENE V. 3i
me permettent-elles pas d'être constamment près de toi, de prévenir tes goûts, tes moindres désirs, d'embellir ta vie par tout ce que la tendresse d'un amant peut avoir de charmes ; car, tu le sais, ma clière amie, quoique marié, je n'en suis pas moins ton amant.
MADAME DORSAL
Je te remercie de ta tendresse, mon ami; je la partage et suis la femme la plus heureuse.
BOUIIDEUIL, vivement.
La plus heureuse! un moment.... madame Bourdeuil peut j usterfient réclamer. . . .
MADAME DORSAL
Mon ami^ nous aurons à dîner une dame de mes amies que tu ne connais pas, mais dont tu m'as souvent entendu parler.
DORSAL
Eh ! qui donc ?
MADAME DORSAL
Stéphanie, cette ancienne amie de pension; elle a quitté le pensionnat huit jours après moi pour aller se marier en province. Hier, en sortant du spectacle, au moment de monter en voiture, je m'entends appeler par mon nom de demoiselle, je me retourne, c'était Stéphanie; nous étions toutes deux en société, et nous n'avons pu nous dire que quelques mots; mais elle viendra aujourd'hui. Monsieur Bourdeuil, vous êtes des nôtres ?
BOURDEUIL.
ïrès-volontiers, madame.
MADAME DORSAL
Madame Bourdeuil n'est pas encore descendue ?
BOURDEUIL.
Non, mais elle ne tardera pas. Je vais envoyer cher- II -20
cher un coupon de loge pour l'Opéra BulTii, et no«ipasserons la soirée tous enseniM". M<m <hr- !>"-m. allons parafer nos bordereaux.
DOBSAI, ombr»Manl M femme.
Adieu, ma Clémentine.... adieu.... je serai bientôt auprès de toi.
BOURDRUIL.
Allons, as-iu fini? le temps presse; que diable! une fois mariée, on n'est pas toute la journée à embrasser sa femme. Les atfaires avant tout.
DORSAI, m •'m allant.
Mon ami, que veux-tu? c'est plus fort que moi.