SCÈNE XIIL MADAME DORSAI, DORSAI
Eh bien, mon ami, tu sais ce qui se passe t
DORSAI.
Non ; qu'y a-t-il donc de nouveau?
MADAME DORSAI*
Tu le sais aussi bien que moi.
DORSAI.
Non, d'honneur!
MADA^iE DORSAt;
Tout est découvert.
DORSAI, cHVayt^.
Gomment tout est découvert, (a i.a.i.' Ahl mon Dieu! se douterait- elle"?
MADAME DORSAI.
Bourdeuil!...
DORSAI.
Èh bien '?
MADAME DORSAI.
Sa femme sait tout.
DORSAI.
Coitment, ?a femme ?ait tout?
il 21
3(i-J LES DEUX MENAGES.
Oui, on a découvert ses intrigues.
DORSAL
Mais quelles intrigues encore ?
MADAMR DORSAL
Le mystère est iq||Atonant inutile ; nous venons d'a}v prendre quMl a une mîKrcssc; mais il y a longleni] que tu le sais.
DORSAI, vivemoat.
Quoi I Bourdeuil,une maîtresse I lui qui Fait le sage, le philosophe! C'est charmant 1 Vile, vite, mu bonne amie, conte-moi donc tout cela.
MADAMB DORSAL
Ah! mon ami, que tu me fiais de plaisir! je vois bien que tu ne sais rien. Je craignais que tu ne prisses ses intérêts; alors, je t'aurais cru son confident, et franclument, cela m'aurait fait de la peine.
DORSAL
Moi son confident! Oh! il me connaît trop bien; il sait que je l'aurais chapitré vertement, (a p«rt.) Pourvu qu'il ne m'en arrive pas autant.
MADAMB DORSAL
Figure-toi qu'il sort d'ici une marchande à la toilette ... une madame Hippolyte qui ne connaissait pas madame Bourdeuil, et qui, sans le savoir.... Oh! mais j'ai tort de te parler de cela; Bourdeuil ne se 'doute encore de rien, et nous sommes convenues sa femme et moi....
DORSAL
Achève donc de me mettre au fait.
Non, j'ai promis de garder le secret, et je men veux de l'avoir dit....