ACTE III. :5Ci:nl; ix. :m
DORSAL
Mallieureusemeut, mon cher Boiirdeuil, la chose est beaucoup plus claire pour moi que tu ne le penses.... Oui, mes amis, mes bons amis, je viens de m'apercevoir à l'instant que j'étais depuis ce matin la cause involontaire de votre mésintelligence. Je suis coupable envers tout le monde. Ah! madame, daignerez-vous pardonner à celui qui a eu Finconcevable indiscrétion de laire faire votre portrait à votre insu ?
(il rend à niadamc Muiitalan sou porli-ail.) BOURDEUIL, vivement.
Madame, de grâce, un seul mot : ne demeurez-vous pas rue Chantereine ?
MADAME MONTALAN.
Oui, monsieur.
BOUKDKUIL.
J'en étais sur.... Eh bien, madame, j'ai eu rhonneur de faire à votre porte deux éternelles factions, et par .un froid de dix degrés, (a Dorsai.) Monsieur, que signifie une pareille conduite? serai-je constamment la victime de vos inconséquences? Madame, entre nous il n'en fut jamais autrement.- Au collège, c'était toujours lui qui dévastait le verger du voisin; les soupçons tombaient toujours sur moi, et pendant qu'il mangeait les fruits je recevais les férules.