‹ Théatre. Avec une introdChapitre 300 sur 342 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

DORSAL

Oui, ma Clémentine, et tu es loin de soupçonner le coupable ; mais il est temps que tu le connaisses. . . . C'est. . .

MADAME MONTALAN, tiès-vivemont.

M. deBrémont.

MADAME DORSAI, avec la plus rande surprise.

M. de^Brémont!

DORSAI, à part.

Oh ! quelle heureuse idée ! il y a toujours de la ressource avec les femmes d'esprit,

MADAME MONTALAN.

Oui, ce monsieur dont je t'ai parlé ce matin.

BOURDEUIL.

Et voilà comme, sans s'en douter, les honnêtes gens sont victimes des mauvais sujets.... Mais ce M. de Brémont, que Dorsai et moi connaissons parfaitement, aura de mes nouvelles.... Il ne sera pas dit que j'aurai été tourmenté impunément pour des fautes qui ne sont pas les miennes.

MADAME DORSAI, à Bourdeuil.

Mais quand on a parlé de lui ce matin vous n'avez pas pris la parole.

BOURDEUIL.

Je n'avais garde de me vanter de le connaître.... Un homme marié qui fait le libertin ! c'est un homme à ne pas voir. (Bas à D.^rsai.) J'espère que tu dois être content de moi.

MADAME DORSAI, bas à madame Montalan.

Mais comment se fait-il?...

MADAME MONTALAN, bas à madame Dorsai.

Silence !

4fÛli LES DEUX MENAGES.

MADAME DORSAL à part.

Ah! je devine!^

MADA)IB BOURDBUII., <S« mAme.

Cviic chère madame Dopsai, si ell»» -«vi'ii ..

MAOAMB DORSAI, à i>

Cette pauvre madame Bourdeuil, comme on Tabuse ! (Haut.) Puisque tout le monde est réconcilié, ne nous occupons plus que du plaisir qui nous attend denmiu. (Offrant «un porimii à Dor«ii.) Dorsai , uiou ami , tu sai>< que c'est aujourd'hui la veille de ta fête.... voici mon portrait que j'ai fait faire pour toi.... puisses-lu le conservt : comme un page de notre amour et de notre fidélité lia* ft Doi-«i.) Je ne suis pas f&chëe de l'à-propos; c'est uu< petite leçon pour M. liourdeuil.

DOR^AI, baÎMinl \u portrait de aa femme avec alteodritseiiient.

Ton portrait! est-il bien vrai, ma Clémentine? Ohl il ne me quittera jamais!... tu ne peux pas te faire une idée du trouble, de l'émotion que j'éprouve! (a part.l Ali '. ce dernier trait rst ])our mon rœuv \v phis cruel de tonles reproches :

H(^URDKU1L, ha» à Dor .

Tu pourras le mettre dans ton porteleuille; la place est vacante.... (Haut.) Allons maintenant aux Bouffes: il est temps. Si nous y rencontrons M. de Brémont, nou> nous égayerons à ses dépens. Toi, Dorsai, qui fais si bien les sermons, tu lui feras sentir que ce genre de vie ne saurait convenir à un négociant. Tu lui diras qu'il s'occupe du cours des changes, de sa correspondance, de la tenue de ses registres, et que dorénavant il ne fasse plus l'amour 'en partie double.

FIN DU TKOISIÈME ET DERMEn ACTE.

LES

Page 1