LE DOCTEUR
Eh! non, mais c'est mon fils!
LES RELIGIEUSES
Quoi ! c'est son fils !
M, BELFOY.T.
Oui, c'est mon fils,
l'abbesse.
Si, par bonheur, monsieur son père N'était venu le découvrir, Après trente ans d'une vertu sévère, Hélas ! qu'allais-je devenir ?
FRONTIX, à part.
On a déjà su découvrir ton maître, Pauvre Frontin, ton tour viendra bientôt peut-être.
M. BELFORT
Ainsi, depuis deux ans, fripon. Que vous avez forcé votre prison En séduisant votre geôlière, Vous étiez donc en garnison A la Visitation?
UC) Ij:s VISiTANDINES.
BELFORT
Ah! jugez mieux de moi, mon père C'est aujourd'hui le premier jour, Que, sous l'auspice de l'amour, J'ai su passer au monastère.
sœuu EiPHiiMu;.
Ah ! monsieur, jugez mieux Ik'lfort :
H est fidèle, et m'aime encor; C'est pour moi seule, hélas! qu'il est eoupable; Punjssez'.moi si vous le punissez.
Sœur Euphémie en est? 0 Ciel! on est-ce assez? (A Fi-onlin.) Mon père, hélas ! de ce crime ofîroyabjo, Dites-nous ce que vous pensez.
Ce que j'en pense?... hélas! que c'est un grand scandale Que, dans votre sainte maison.
Sous les habits d'une vestale, Se soit introduit le démon .
LES RELIGIEUSES
Bonté divine! ah, quel scandale!
Que dans notre sainte maison, Sous les habits d'une vestale.
Se soit introduit le démon.
M. BELFORT
Quel est donc ce révérend père que vous consultez ? l'abbesse.
C'est un saint homme, que le père Boniface a bien voulu nous envoyer à sa place pendant sa maladie.
M. BELFORT
Mais le père Boniface se porte à merveille ; il se propose de venir vous voir aujourd'hui. (Examinant Fronlin, qui cherche à se cacher la figure avec son capuchon.) Daignerez- VOUS
m'expliqaer, mon père?... Gomment! maraud, c'est loi?
ACTK II, SCK.NE IX. Hl
l'abbessk Parlez mieux, s'il vous plaît, cUi père Hilarion.
M. belVort.
Lui ! c'est le valet de chambre de la sœur Sérapliine.
TOUTES LES RELIGIEUSES, sï'loignant.
Ah ! Ciel I
i.'abbesse.
Ah! docteur, que faire à présent?
M. BELFORT
Ma foi, je n'en sais rien.
BELFORT
Mon père !
Eh bien?
M. BELFORT