‹ Théatre. Avec une introdChapitre 8 sur 342 · GABRIEL, MARIE · texte numérisé non relu

GABRIEL, MARIE

MARIE

Monsieur Gabriel.

GABRIEL

Ah ! vous voilà, mademoiselle Marie ?

MARIE

Peut-on causer ?

^ GABRIEL

Oui : votre oncle vient d'achever de coiffer monsieur, et il se coiffe lui-même, en attendant que j'aie appricomme vous me l'avLZ conseillé, mademoiselle Marie.

Et dïci je peux entendre la sonnette de madame.

GABRIEL, pré«antant la cage.

Pour ne pas perdre de temps, mademoiselle, oserais-je prendre la liberté de vous prier d'accepter

MARIB.

Oh! la jolie cage! Oh! le joli serin! C'est bien honnête à vous, monsieur Gabriel ; mais je ne veux pets

demeurer en reste. (kIIc lui donne une cravate onveloppée dans du

papier.) Tenez.

GABRIEL

Qu'est-ce que c'est? Une cravate de mousseline. Ah 1 mademoiselle, quelle bonté I

MARIB.

C'est moi qui l'ai brodée, monsieur Gabriel.

GABRIEL

Hélas! que je suis encore loin de mériter tant de faveurs! Quand donc pourrai-je paraître un parti sortable à monsieur votre oncle?

MARIE

Patience, les choses sont déjà bien avancées. Voilà dix mois que, par le crédit de mon oncle, je suis entrée femme de chambre chez madame de Mircour, la nièce de M. Dorsay, son maître; voilà quinze jours que, par mon crédit, vous êtes entré comme jokey chez ce même monsieur Dorsay.

GABRIEL

Et c'est bien agréable de demeurer ainsi dans la même maison.

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