ACTE III, SCENE III. lOÔ
ANATOLE
Très-bon mari, ma cousine; ah! Dieu, quelles délices !
MADAME SINCLAIR
Trêve à vos transports, Anatole ; il ne s"agit pas de rire.
Je ne ris pas, ma tante.
MADAME SINCLAIR , à Louise.
Qu'est-ce ? Tu parais gênéC;, souffrante ; est-ce que tu serais bien aise d'avoir un entretien particulier avec moi ?
LOUISE
Moi, ma tante, je n'ai rien à vous dire.
MADAME SINCLAIR
Si fait, si fait, tu veux me parler. Je le lis dans tes yeux. Laissez-moi seule avec ma petite-nièce.
MADAME SAINT-LAURENT
Il me semble que je puis rester.
MADAME SINCLAIR
En pareille circonstance, une jeune personne n'ose pas toujours révéler ses secrets à sa mère. Il faut quelle' les lui fasse parvenir par l'entremise d'un tiers. Permettez que nous soyons seules.
SAINT-LAURENT
Ma tante a raison. Sortons.
BARDOLIN.
Sortons.
MADAME SAINT-LAURENT
Restez avec votre tante, ma fille. Je m'en rapporte à vous sur ce que vous avez à lui dire.
110 LA VIEILLLE TANTK.
ANATOLE
Je sors; mais croyez.... Je sors.
LOUISE, & pari.
Je tremble.
(lIsMrtent tou«.