‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 135 sur 194 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

MADAME DER\'1LLE, l'iUlt à ChailcS.

Mais, mon ami, nous direz-vous?...

CHARLES

Madame, L'affaire est de... très peu... d'importance...

MADAME DiKVllll, à part.

Il rougit!

ADÈLE

Enfin, apprenez-nous ce que c'est?

CHARLES

Il s'agit...

De mon avancement dans les Ponts-et-Chaussées... C'est, vous le savez bien, une de ses pensées... 11 connaît un parent du ministre... Un neveu, Et va me présenter. Je cours le joindre, adieu.

// sort.

FRANCISQUE, à Zoc , c)i s'ai allant.

Bonjour, ma fiancée.

ZOÉ

Oh! c'est une autre affaire.

FRANCISQUE, s'arrètuiit.

Comment?

ZOÉ, vivement.

Ce que je vois ne m'encourage guère.

Ne compte plus sur moi, je le dis franchement.

// sort.

SCÈC^E X ADÈLE, MADAME DERVILE, ZOÉ.

ADÈLE, haut.

J'avais mis ces habits pour sortir seulement; Permettez, maintenant que ma visite est faite, Que je rentre chez moi, pour changer de toilette. Venez, Zoé.

Elle sort. Zoc la suit.

SCÈ^E XI

MADAME DERVILLE, 5e»/g.

Malgré son extrême douceur.

Je vois qu'à ses discours se mêle un peu d'aigreur... J'aperçois une femme à la fleur de son âge. Dont le cœur est aimant et le mari volage; Auprès d'elle un jeune homme, assidu, plein de feux, Croyant n'être qu'ami, mais peut-être amoureux. De l'abandon, je crains qu'elle ne se console; L'amour est presque éteint, et l'estime s'envole. Essayons de prévoir ce qui va se passer. Ma belle-fille, au moins j'ai lieu de le penser.

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