ACTE II, SCÈNE XV
Hier, je t'ai promis, aujourd'hui je balance. J'ai beaucoup réfléchi.
F RANCISQU E.
Mais que t'ai-je donc fait?
ZOÉ
Un vieux proverbe dit: Tel maître, tel valet; Et...
FRANC ISQU E.
Moi, lui ressembler? Tiens, juge de ma flamme, Je n'ose presque pas regarder une femme.
ZOÉ
Grimace. Je prétends que tu lèves les yeux
Sur les plus fins minois, pour m'aimer encor mieux.
Voilà de mes galans avant le mariage!
On jure ses grands dieux de n'être pas volage;
Mais cédons-nous? Autant en emporte le vent.
Moi, je veux que tu sois après tout comme avant.
Si tu prends les défauts de Monsieur, sur mon âme,
Je n'imiterai pas la bonté de Madame.
FRANCISQUE
Oh! je t'en donne ici l'autorisation.
ZOÉ, vivciiicut.
Est-ce que j'ai besoin de ta permission? Écoute, nous n'avons qu'une seule vengeance; Mais aussi, c'est qu'elle est bonne par excellence!! J'ai... quatre moyens surs de l'exercer sur toi.
FRANCISQUE, a vcc iiiipoiiaiicc .
11 serait malaisé de me tromper, je croi.
Ce ton avantageux, et ces airs d'homme habile, Rendraient précisément la chose plus facile.
FRANCISQUE
Et ton premier moyen, c'est?...
Je t'endormirai, Je feindrai de haïr celui que j'aimerai.
FRANCISQUE
Le second !
Pour agir avec plus de licence, Je t'en ferai, mon cher, la fausse confidence.
FRANCISQU E.
Et le troisième?
ZOÉ
Ah ! ah !
FRANCISQUE
Eh bien! répondras-tu?
ZOÉ
En public, j'aurai l'air d'un dragon de vertu; Mais dans le têtc-à-tête...
FRANCISQUE, à paît.
On n'est pas plus franc qu'elle.