ACTE m, SCÈNE VIII 2()J
DERVl LLE.
Eh bien?
MADAME DERVILLE
Il est de lui.
DERVILLE
Il se pourrait? quoi! Charle, il est de toi? CHARLES, ciiiharrasse.
Mais... oui...
MADAME DERVILLE
Ton cousin a tout fait de la meilleure grâce.
DE RVI LLE.
Oh! je n'y puis tenir... H faut que je t'embrasse.
// se jette à son cou.
ZOÉ, à part.
Ma foi, s'il me fallait dire lequel des trois Est le plus attrapé, je ne pourrais, je crois.
A propos! vous saurez, ma mère, et vous, madame, Q^ue Franval doit partir ce soir avec sa femme.
ADÈLE
Ce soir! est-il bien vrai?
MADAME DERVILLE
Ce soir !
DERVI LLE.
Hh ! mon Dieu, oui.
Le fait est positif, car je le tiens de lui;
Il me quitte à l'instant.
A Charles.
Comme le temps le presse, Qu'il est très affairé, j'ai cru, dans ma sagesse, Pouvoir lui proposer tes services.
CHARLES
De moi !
DERVILLE
Ai-je trop présumé de mon crédit sur toi?
CHARLES
Non, je suis tout à lui, mon cher, rien de plus juste.
DERVILLE
11 t'attend.
MADAME D E R \' I L L E , « SOH fils.
Mon ami, j'ai là plus d'un arbuste Que je voudrais t'offrir; j'ai fait venir aussi Quelques nouvelles fleurs... Elles sont près d'ici...
DERVIL LE.
Mesdames, je vous suis.
Elles s'éloignent avec Zoé.
Bas à Charles.
Ce départ me chagrine!
Aussi, j'ai fait remettre un billet à Pauline; Je donne sans façon rendez-vous pour ce soir.
Haut.
Tu t'en vas chez Franval?
CHARLES
Oui, j'y vais.