ACTE I, SCÈNE IX
11 s'agit du présont. Lisez, femme incrédule, Et sachez à quel point vous êtes ridicule! Lisez.
MADAME CERTRUDE, après avoir lu .
Les jeunes gens de nos jours sont maudits! C'est une vérité. Certainement, jadis...
Jadis! toujours jadis! quelle étrange personne! Eh! croyez-moi, jadis vous radotiez, ma bonne, Et radotez encor beaucoup plus aujourd'hui.
MADAME CERTRUDE, dcCOIlCCrlc'e.
Madame... permettez... ce discours...
MADAME DORVAL
Oh ! l'ennui !
Bon Dieu! quelle fureur aujourd'hui vous possède! Conçoit-on qu'à ce point cette femme m'excède? Je n'y puis plus tenir; sortez.
MADAME CERTRUDE.
Parler ainsi A madame Gertrude, et la chasser d'ici ! Lui dire en termes clairs...
MADAME DORVAL
Bavarde impito)able!
Madame ce rt ru de.
Qu'elle est... Ce procédé vraiment n'est pas croyable. Et, dut-on m'accuser d'injustice, je dis Qu'on n'a jamais rien vu de semblable jadis. O le siècle! le siècle!
Elle sort.
SCÈC^E X
MADAME DORVAL, seule.
Il faut pourtant connaître Si je m'effraie à tort, si Belcour est un traître. Dès ce moment je vais tout voir, tout écouter!.., Mais, que dis-je?... faut-il ainsi m'épouvanter? Lui, Belcour! me trahir! oh! non; quelle folie! J'en tremble cependant...
Aprh avoir regarde si elle est seule.
Ma fille est si jolie!
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