ACTE IV, SCÈNE X
SCÈC^E IX
CHARLES, votant d' Auleuil par le bas de la coulisse.
Elle ne viendra pas.
MADAME D E R V I L L E , sc cachunt derrière le buisson. Charle!
CHARLES
Au moins, je le croi.
Pourtant, il faut la voir; il y va de ma vie; Il faut absolument que je me justifie.
Non, non, je ne veux pas, m'exilant de ces lieux, Laisser planer sur moi des soupçons odieux. Ah! combien pour mon cœur cette idée est pénible! Supporter son mépris! cela m'est impossible!... Un instant suffirait pour la désabuser; Sera-t-elle cruelle au point de refuser? Hélas! je ne dois plus revoir jamais Adèle.
SCÈC^E X
CHARLES, DERVILLE, vcuaul de Passy.
CHARLES, s' avançant vers la coulisse.
On vient! c'est elle.
D E R V I L L E , le saisissant par Je bras.
Non, monsieur, ce n'est pas elle; C'est moi.
CHARLES, à paît.
Derville! ô ciel!
DERVILLE
Vous conviendrez, je croi, Que si vous attendiez quelqu'un, ce n'est pas moi.
CHARLES, à pari.
Quel coup de foudre! ô Dieu! que faire? DERVILLE, iruii ton sévère.
Monsieur Charle, Écoutez-moi, venez ici, que je vous parle. Comment! de mes bontés voilà le résultat!
CHARLES, à part.
Ah! tout est découvert, grand Dieu!
DERVI LLE.
Petit ingrat, Je vous reçois chez moi comme un homme que j'aime, Je vous traite en parent, et dans ce moment même, Vous avez un amour, que dis-je? un rendez-vous... Et je l'apprends, monsieur, par un autre que vous. Ah ! c'est affreux, j'en suis courroucé.
CHARLES, à part.
Je respire.
DERVI LLE.
Est-ce ainsi qu'avec moi vous deviez vous conduire? A ne vous rien cacher, vous agissez fort mal.