‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 59 sur 194 · MADAME DUPRÉ, LAURE, MADAME D'ORVAL, FLORINE · texte numérisé non relu

MADAME DUPRÉ, LAURE, MADAME D'ORVAL, FLORINE

MADAME d'orval, cnihrassaut Laiirc.

Bonjour, ne suis-je pas aimable?

Tu nt; t'attendais pas, Laure, à me recevoir!

LAURE, halbnliant.

A quoi dois-je, en effet, le plaisir de te voir?

MADAME d'orval.

Comment donc? mais je viens te faire une visite; Tu ne m'invites pas, ma chère, je m'invite. A propos, où donc est ta mère?

laure, ciubarrassée.

La voilà.

I04 l'éducation ou les deux COUSINtS

MADAME d'orval, à rorcUle de Laure.

Quoi ! c'est là ta mère ?

LAURE, baissant hs yeux.

Oui.

MADAME D u P R É , voyaut qu'oH parle bas.

Mais que dit-elle là ?

MADAME d'orval, (i ^rt/7.

Ah! Dieu! quel air commun!

LAURE, à part.

Je souffre !

MADAME d'orval.

Mais ma chère, Où demeures-tu donc? c'est au bout de la terre. Quel séjour à la fois et maussade et lointain! Mais que n'habitez-vous le faubourg Saint-Germain?

madame dupré.

Que voulez-vous? c'était la maison de nos pères. Nos affaires d'ailleurs exigent...

madame d'orval.

Vos affaires !

Mais, effectivement, qu'est-ce donc que j'ai vu En entrant dans la cour? des ballots!

LAURE, jouant Vctoiineiiicnl.

Que dis-tu ?

MADAME d'orval.

Tout se trouve encombre chez toi de telle sorte. Qu'il m'a fallu laisser ma calèche à la porte.

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