I. A u R E, (l'un air digue
En ce cas, je vous donne, Florine, Un de mes intendants.
FLORINE
Comment! plaisantez-vous?
Jamais un intendant ne sera mon époux.
LAU RE
Elle a de la fierté, la petite personne!
FLORINE
Si vous êtes comtesse, on peut être baronne; C'est bien le moins, je pense.
LAU RE, élevant la voix.
Eh! mais, un intendant Serait pour vous, ma chère, un parti très-brillant. Entendez-vous?
FLORINE, l'élevant davantage.
Tenez, je suis peu patiente; Ne me piquez pas trop.
LAU RE, très-haut.
Je vous trouve plaisante!
BABET
Eh! mais, mon Dieu, que diantre avez-vous, mes enfants?
Elle veut que j'épouse un de ses intendants! Moi, je ne le veux pas.
I^■6 l'éducation ou LES DEUX COUSINES
BAEET.
Mais vous êtes donc folles?
Que voulez-vous donc dire avec ces fariboles?
Qu'il ne soit pas baron ou comte, à la rigueur,
J'y consens I mais, du moins, qu'il ait la croix d'honneur.
LAU RE
La croix d'honneur! Babet, elle est très-amusante!
BABET
Ma foi, je dirai plus, elle est extravagante. Cette discussion est plaisante, d'honneur! Et, si j'avais le temps, j'en rirais de bon cœur.
Elle sort.
scÈ:^(iE m