‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 87 sur 194 · I. A u R E, (l'un air digue · texte numérisé non relu

I. A u R E, (l'un air digue

En ce cas, je vous donne, Florine, Un de mes intendants.

FLORINE

Comment! plaisantez-vous?

Jamais un intendant ne sera mon époux.

LAU RE

Elle a de la fierté, la petite personne!

FLORINE

Si vous êtes comtesse, on peut être baronne; C'est bien le moins, je pense.

LAU RE, élevant la voix.

Eh! mais, un intendant Serait pour vous, ma chère, un parti très-brillant. Entendez-vous?

FLORINE, l'élevant davantage.

Tenez, je suis peu patiente; Ne me piquez pas trop.

LAU RE, très-haut.

Je vous trouve plaisante!

BABET

Eh! mais, mon Dieu, que diantre avez-vous, mes enfants?

Elle veut que j'épouse un de ses intendants! Moi, je ne le veux pas.

I^■6 l'éducation ou LES DEUX COUSINES

BAEET.

Mais vous êtes donc folles?

Que voulez-vous donc dire avec ces fariboles?

Qu'il ne soit pas baron ou comte, à la rigueur,

J'y consens I mais, du moins, qu'il ait la croix d'honneur.

LAU RE

La croix d'honneur! Babet, elle est très-amusante!

BABET

Ma foi, je dirai plus, elle est extravagante. Cette discussion est plaisante, d'honneur! Et, si j'avais le temps, j'en rirais de bon cœur.

Elle sort.

scÈ:^(iE m

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