ACTE n, SCËSE
Un ange de bonté, de vertus, de douceur, Tout ce qu'elle est, enfin! Voit-on rien su Qui puisse l'égaler?
Qui te dit le contraire?...
Personne assurément ne i'aîme autant que moi, Et s'il faut la louer, j'irai plus loin que toi.
Avec mystère.
Mais ma femme, mon cher, ne t'est pas bien connui
CHARLES, vivement.
Quel défaut peux-tu donc lui reprocher:
à VoniUt it Charles.
J'ai fort peu vu le monde; eh bien! mon cher, je c Que ce que tu me dis, on me l'a dit cent fois. Des maris inconstans c'est l'excuse banale; Tiens, change de conduite, et surtout de morale.
Quand tu te marïras, tu feras comme moi.
Garçon, je l'avoûrai, je pensais comme toi;
Avant d'avoir promis une flamme éternelle,
Je ne concevais pas qu'on pût être infidèle.
La constance, vois-tu, dans l'application
Personne ne s'en sert; c'est une abstraction!
Ce principe vanté de n'aimer que sa femme
Est bon pour les gens froids ; mais moi, j'ai de la flamme.
A propos, dis-moi donc, et madame Franval,
Comment la trouves-tu ?
SCÈ^E IV
CHARLES, ADÈLE et ZOÉ dans h fond du thédhe,
ADÈLE, à Zoé.
Zoé, n'avance pas.
A pari.
Que tient-il à la main ?
Approchons-nous.
Se retournant vers sa suivante.
Tais-toi.
CHARLES, à part.
Quel regard doux et fin !
Que ces traits-là sont bien le miroir de son âme! Quelle aimable candeur!
ADÈLE, à part, en se pencJjant.
C'est un portrait de femme; Je veux savoir...
CHARLES, haut et d*un air embarrassé.
Comment! Adèle, vous voilà!
Je ne me doutais point...
// met la boîte dans sa poche.
ADÈLE
Que cachez-vous donc là?