ACTE III, SCÈNE XllI ']GJ
Je t'ai dit mes motifs, juge-les, juge-moi ;
Il m'en coûte beaucoup de m'éloigner de toi.
// lui haise la main, la regarde et sort.
scè:7^e XIII
ADELE, seule.
J'ai beau faire, il s'obstine à ne pas me comprendre.
Que vais-je devenir? quel parti dois-je prendre?
Le moyen d'éviter l'abîme que je voi !...
H sera toujours là, toujours là, devant moi !
Comment lutter? comment ne pas être coupable?
Je lis dans l'avenir, il est épouvantable!
Quand le danger s'accroît, ma raison s'affaiblit...
£hl mais, l'ambassadeur, Pauline me l'a dit,
A Franval maintenant demande un secrétaire...
Si Charles consentait... Dieu! Quel trait de lumière!
On le lui peut offrir; c'est un fort bel emploi...
S'il l'accepte, demain il sera loin de moi;
Je suis sauvée!... Allons en parler à Pauline,
Allons la voir; il faut qu'elle le détermine;
Il le faut, je le sens. Courons-y de ce pas;
O ciel! tu vois mon cœur, ne m'abandonne pas.