ACTE IV, SCÈNE II
Haut.
Du parc cet endroit est tout près ; Rentrez, Zoé, je veux y respirer le frais.
ZOÉ, à part.
Elle attend ^on cousin, j'en suis presque certaine, Allons en prévenir au plus tôt ma marraine.
Elle sort par la grille sans voir Pauline,
SCÈ!^E II
ADÈLE, MADAME VKANV Al, venant de Passy.
ADÈLE, vivement.
Eh bien! à mon projet Tas-tu fait consentir?
Qu'a-t-il répondu? parle.
MADAME FRANVAL
Il ne veut pas partir.
O ciell quoi! Charle aussi repousse ma prière?
MADAME FRANVAL
A juger ton cousin ne sois pas si légère.
Songe qu'il est cruel de quitter son pays.
D'abandonner enfin ses parens, ses amis.
ADÈLE
Oui.
)IO LE MARI A BONICfS FORTONES
MADAME FRANVAL
Mais dîs-iDoi, sais-tu que j'étais en colère En venant ici ?
ADÈLE
Toi?
MADAME FRANVAL
C'est qu'à l'instant, ma chère.
Je reçois le billet le plus inconvenant.
Le plus sot, le plus fou, le plus impertinent Qu'on puisse imaginer...
ADÈLE
Hâte-toi de m'instruire; Voyons!...
MADAME FRANVAL
C'est un monsieur qui m'écrit pour me dire Que je l'aime beaucoup ; qu'il se plaît à le voir ; Que depuis fort long-temps, ses yeux m*ont fait savoir Qu'il est rempli pour moi d'une ^ale tendresse; Qu'il apprend mon départ; que, comme le temps presse. Dans l'intérêt commun, il a pensé devoir Me donner sans façon rendez-vous pour ce soir. Et c'est ce qu'il a fait. HemI qu'en dis-tu, ma chère?
ADÈLE
Ce billet est vraiment bien extraordinaire.
MADAME FRANVAL
De ce ton cavalier qui ne serait blessé?
ADÈLE
Mais enfin, ce monsieur si pressant, si pressé. Comment s*appelle-t-il ? jusqu*à présent j'ignore...