‹ Théatre (volume 3)Chapitre 162 sur 184 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

Haut.

Du parc cet endroit est tout près ; Rentrez, Zoé, je veux y respirer le frais.

ZOÉ, à part.

Elle attend ^on cousin, j'en suis presque certaine, Allons en prévenir au plus tôt ma marraine.

Elle sort par la grille sans voir Pauline,

SCÈ!^E II

ADÈLE, MADAME VKANV Al, venant de Passy.

ADÈLE, vivement.

Eh bien! à mon projet Tas-tu fait consentir?

Qu'a-t-il répondu? parle.

MADAME FRANVAL

Il ne veut pas partir.

O ciell quoi! Charle aussi repousse ma prière?

MADAME FRANVAL

A juger ton cousin ne sois pas si légère.

Songe qu'il est cruel de quitter son pays.

D'abandonner enfin ses parens, ses amis.

ADÈLE

Oui.

)IO LE MARI A BONICfS FORTONES

MADAME FRANVAL

Mais dîs-iDoi, sais-tu que j'étais en colère En venant ici ?

ADÈLE

Toi?

MADAME FRANVAL

C'est qu'à l'instant, ma chère.

Je reçois le billet le plus inconvenant.

Le plus sot, le plus fou, le plus impertinent Qu'on puisse imaginer...

ADÈLE

Hâte-toi de m'instruire; Voyons!...

MADAME FRANVAL

C'est un monsieur qui m'écrit pour me dire Que je l'aime beaucoup ; qu'il se plaît à le voir ; Que depuis fort long-temps, ses yeux m*ont fait savoir Qu'il est rempli pour moi d'une ^ale tendresse; Qu'il apprend mon départ; que, comme le temps presse. Dans l'intérêt commun, il a pensé devoir Me donner sans façon rendez-vous pour ce soir. Et c'est ce qu'il a fait. HemI qu'en dis-tu, ma chère?

ADÈLE

Ce billet est vraiment bien extraordinaire.

MADAME FRANVAL

De ce ton cavalier qui ne serait blessé?

ADÈLE

Mais enfin, ce monsieur si pressant, si pressé. Comment s*appelle-t-il ? jusqu*à présent j'ignore...

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