‹ Théatre (volume 3)Chapitre 39 sur 184 · ACTE III, SCÈNE VII J · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII J

Une chose m'arrête, et me retient encore :

Votre ami peut avoir tout pour lui; mais j'ignore, Jusqu'à présent du moins, quel est son rang, son nom. Je ne l'ai jamais vu.

BELCOUR

Madame, c'est Germon.

Vous connaissez déjà sa famille, et je pense Que vous accepterez une telle alliance.

Je n'y vois qu'un obstacle...

MADAME DORVAL

Eh bien! expliquez-vous.

BELCOUR, malicieusement.

Je vais vous affliger. S'il devient son époux, Elle ne peut ici demeurer davantage.

Aussitôt qu'il aura conclu ce mariage.

Il l'emmène avec lui dans son département.

MADAME DORVAL, avec joie.

Il doit quitter Paris ?

BELCOUR

Mais, très incessamment.

MADAME DORVAL, vivemeut.

Eh bien! je me décide!... il est de ma famille; Je ne puis m'opposer au bonheur de ma fille.

A part.

Il va se dévoiler!...

A Belcour, qui s* élance vers le cahinet.

Monsieur, où courez-vous?

GERMON, à madame Dorval, Ah! Madame, pour moi que ce moment est doux!

SOPHIE, à madame Dorval , Je retrouve une mère, en trouvant un époux!

MADAME DORVAL

Ma fille! chère enfant!... à la fin je respire!... Oui, l'amour maternel a repris son empire!

J*eus des torts avec vous, je vous ai tourmentés; Je veux tout réparer, mes enfans; écoutez :

On r entoure avec curiosité.

De vous voir à Paris j'aurais Tâme ravie; Mais je veux faire mieux encor. Toute ma vie, La campagne pour moi fut un séjour charmant : Restez-y; nous irons vous visiter souvent.

L'Éducation

ou

Les Deux Cousines

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