‹ Théatre (volume 3)Chapitre 49 sur 184 · FLORINE, LAURE, MADAME DUPRÉ, CLAIRE · texte numérisé non relu

FLORINE, LAURE, MADAME DUPRÉ, CLAIRE

DUVAL FILS

FLORINE, à Laure.

Enfin peut-il entrer ?

LAURE

Eh, qui donc, je vous prie?

FLORINE

Mademoiselle, c'est le maître d'harmonie.

MADAME DUPRÉ, ÛVCC feu.

Tant mieux! je vais alors écouter ta leçon.

LAURE, nonchalamment. Je ne la prendrai pas, ma mère.

MADAME DUPRÉ

Tout de bon ?

LAURE

Oui.

MADAME DUPRÉ

Ma fille...

LAURE

Cessez d'insister davantage; J'aime mieux aujourd'hui finir mon paysage.

98 l'éducation ou les deux cousines

MADAME DUPRÉ

Je t'en conjure.

LAURE

Non, je ne suis pas en train.

A Fîorine.

Donnez-lui son cachet, qu'il revienne demain.

MADAME DUPRÉ

Tu te négliges trop, ma fille, je t'assure.

Hier, tu renvoyas ton maître de peinture!

Tiens, depuis quelque temps tu n'as de goût à rien; Tu me fais de la peine, et cela n'est pas bien.

LAURE, minaudant. C'est que je suis malade.

MADAME DUPRÉ, lut prenant la main.

Eh! qu'as-tu donc, ma chère?

LAURE

J'ai les nerfs fatigués horriblement, ma mère !

FLORINE

En ce cas, je vous plains; car je sais ce que c'est.

DUVAL FILS

Quoi! cette douleur-là, Florine la connaît!

FLORINE

A ne savoir, monsieur, où donner de la tête!

CLAIRE, avec naïveté.

Dites-moi, comme vous, je ne suis donc pas faite ? Tous ces maux-là, jamais je ne les ai soufferts.

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