‹ Théatre (volume 3)Chapitre 7 sur 184 · ACTE I, SCÈNE II If · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II If

Quoi!

Vous pouvez soupçonner qu'elle ose...

SOPHIE

Une étrangère A pu seule m'ôter l'amitié de ma mère; Et pour l'en accuser j'ai plus d'une raison.

Je ne connais d'ailleurs qu'elle dans la maison. Mais peut-être le mal n'est-il pas sans remède I Si j'appelais aussi l'artifice à mon aide!

Si, trompant les regards de mon argus jaloux, J'allais trouver ma mère, embrasser ses genoux, Penses-tu qu'à mes pleurs elle fût insensible ?

LISETTE, à part.

Pauvre petite!

SOPHIE

Oh ! non, cela n'est pas possible.

LISETTE, à part.

Puisqu'elle espère encor, laissons-lui son erreur.

SOPHIE

Eh! que puis-je risquer après tout? Mon malheur Ne saurait augmenter, et je n'ai rien à craindre. Tiens! avec toi, Lisette, il n'est plus temps de feindre : J'ai des chagrins encor que tu ne connais pas;

Elle laisse les yeux»

Mais à te les conter je sens... quelque embarras.

LISETTE

Parlez.

SOPHIE

Dans la retraite où j'ai passé ma vie,

I HËRE KtVALE

J'avais eu le bonheur de ti

Le ciel, dans mes ennuis, m'avait fait ce présent;

Elle me consolait 1

LISETTE

Vous devez à présent La regretter beaucoup.

SOPHIE, avec ipanchtmtHt.

Je la pleure sans cesse!

Hélas! nous nous aimions d'une égale tendresse; Nous avions mêmes goûts, nous avions même cœur; Son frère était le mien, Il m'appelait sa sceur. Pauvre Germon! je vois encore son image; 11 était bien aimablel

LISETTE, malkieiisaiieiil.

Et bien aimé, je gage?

SOPHIE, avec vivacité.

Oh! oui; rien ne pourra me le faire oublier!

En rougissant et comme étonnic de ce qu'elle a dit. Tiens! tu sais maintenant mon secret tout entier.

LISETTE

Je le savais; vos yeux me l'avaient dit d'av

Ah! Lisette, combien je soufire en son absence! Va, j'ai plus que jamais besoin de ton secours.

Vous le voyiez s

SOPHIE

De le voir tous Je m'étais déjà fait une douce habitude,.

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