ACTE III, SCÈNE II Iff
FLORINE
Mais, je puis, j'imagine, Trouver mieux.
L A u R E , d*Hn air digne.
En ce cas, je vous donne, Florine, Un de mes intendants.
FLORINE
Comment! plaisantez- vous?
Jamais un intendant ne sera mon époux.
Elle a de la fierté, la petite personne!
FLORINE
Si vous êtes comtesse, on peut être baronne; C'est bien le moins, je pense.
LAURE, élevant la voix.
Eh! mais, un intendant Serait pour vous, ma chère, un parti très-brillant. Entendez-vous?
FLORINE, l'élevant davantage.
Tenez, je suis peu patiente; Ne me piquez pas trop.
LAURE, très-haut.
Je vous trouve plaisante!
BABET
Eh! mais, mon Dieu, que diantre avez-vous, mes enfants?
FLORINE
Elle veut que j'épouse un de ses intendants!
Moi, je ne le veux pas.
if6 l'éducation ou les deux cousines
BABET
Mais vous êtes donc folles?
Que voulez-vous donc dire avec ces fariboles?
FLORINE
Qu'il ne soit pas baron ou comte, à la rigueur,
J*y consens! mais, du moins, qu'il ait la croix d'honneur.
LAURE
La croix d'honneur! Babet, elle est très-amusante!
BABET
Ma foi, je dirai plus, elle est extravagante. Cette discussion est plaisante, d'honneur!
Et, si j'avais le temps, j'en rirais de bon cœur.
Elle sort.
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